Le changement

En début d’année, beaucoup ressentent cet élan intérieur : quelque chose doit changer. Et pourtant, rien ne bouge. Ou si peu… Ce paradoxe n’est pas un manque de volonté, il est profondément humain.
Le changement confronte le psychisme à l’incertitude. Le connu, même douloureux, est prévisible. Il rassure le système nerveux. Le nouveau, lui, ouvre un espace sans garanties. Le cerveau n’aime pas le vide.
En psychanalyse, on dit que le symptôme protège.
Ce qui fait souffrir, aujourd’hui, a parfois permis, hier, de survivre, de tenir, de s’adapter.
Changer, ce n’est pas seulement aller vers du mieux, c’est risquer de perdre une organisation interne qui fait ses preuves.

Il y a aussi la question de l’identité. Changer, c’est parfois ne plus être celui qui endure, qui tien, qui s’oublie. C’est accepter de renoncer à une image de soi, à une histoire, parfois même à une loyauté familiale silencieuse. Et cela peut provoquer une culpabilité profonde.
Sur le plan spirituel, le changement demande un acte de foi. Foi en la vie, en un mouvement plus juste, même si le chemin n’est pas encore visible/ Il invite à lâcher le contrôle, à consentir à ne pas tout comprendre avant d’avancer. C’est souvent là que la peur apparaît. Non pas comme un ennemi, mais comme un seuil.

Le véritable changement ne commence pas par une décision radicale. Il commence par une écoute : écouter ce qui résiste, ce qui tremble, ce qui n’est pas prêt…
On ne change pas contre soi, on change quand on cesse de se violenter, quand on transforme la lutte intérieure en dialogue. Le premier pas n’est pas de changer mais de reconnaître qu’une part de soi a encore besoin de temps.

Dans mon accompagnement, je vous propose un espace thérapeutique où le changement n’est ni exigé, ni précipité.
Un espace pour mettre des mots sur ce qui fait peur, sur ce qui résiste, sur ce qui s’accroche… Pour en comprendre le sens.
Ensemble, nous explorons ce qui, en vous, cherche à se transformer sans se trahir.
À votre rythme, le changement peut alors émerger là où il devient psychiquement possible, soutenu et sécurisé.
En thérapie, i ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre mais de se rapprocher de soi.